Le dispositif de couverture du risque de change "est entré dans sa phase opérationnelle depuis le 2 janvier 2018", a indiqué mardi la Banque d'Algérie dans un communiqué.
Ce dispositif est consacré par la promulgation d’une série de textes réglementaires (règlement du 10 juillet 2017 et l'instruction du 26 novembre 2017) portant organisation et fonctionnement du marché interbancaire des changes.

"S’inscrivant dans la poursuite du processus de réformes et de modernisation de la réglementation des changes, la mise en œuvre de ce dispositif a fait l’objet d’une importante vulgarisation et des actions de formation au niveau de la place bancaire et financière et jalonné par une série de réunions incluant l'ensemble de la place bancaire sous l'égide de la Banque d'Algérie", note la même source.

Désormais, les entreprises peuvent s'adresser à leurs banques "pour se prémunir contre le risque de change qu'induisent les fluctuations des taux de change des devises de facturation et de paiement de leurs importations de biens d'équipements dans le cadre de l'investissement productif, de produits semi-finis ou de matières premières destinés à la production nationale", précise la Banque centrale qui rappelle que les opérations de revente en l'état "ne sont pas éligibles" à ce dispositif.

Dans une première phase, la couverture du risque de change repose sur deux types d’instruments, souligne la Banque d'Algérie.

Il s'agit des opérations de change à terme classiques qui permettent aux opérateurs économiques d’acheter les devises à terme à des cours de change à terme fixés lors de la conclusion de la transaction de couverture.

A l'échéance de l’opération de change à terme classique, le client reçoit les devises et verse à sa banque l'équivalent en dinars.

Le second instrument sont les achats au comptant de devises livrables à terme, lesquels sont réservés à la clientèle disposant immédiatement d'une ressource propre en monnaie nationale.

En concluant une telle transaction, le client achète auprès de sa banque au comptant les devises qu’il doit décaisser à une date future.

Dans ce cadre, il est amené à livrer immédiatement à sa banque les dinars devant servir à l’achat des devises, souligne la même source.

Après leur achat au comptant, ces devises sont ensuite placées pour son compte sur le marché interbancaire des changes et lui sont livrées à la date de paiement du fournisseur.

La Banque d'Algérie indique qu'en utilisant les instruments de couverture contre le risque de change, les opérateurs économiques "se protègent contre les effets de la volatilité sur le marché des changes, ce qui leur permet d’établir des projections de trésorerie fiables et de préserver les profils de rentabilité de ces fluctuations".

Dans ce sens, elle invite les opérateurs économiques intéressés à se rapprocher des guichets de leurs banques pour utiliser les instruments de couverture du risque de change auquel ils s’exposent lors de la réalisation de leurs opérations de commerce extérieur.



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