Le Gouverneur de la (BA), Mohamed Loukal, a affirmé dimanche à Alger que la gestion du mécanisme de financement non conventionnel était assurée jusque-là "avec succès" en dépit des risques liés notamment aux pressions inflationnistes

Répondant aux interrogations des députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) lors d'une plénière consacrée à l'examen du rapport annuel de la BA sur les développements financiers et monétaires en 2017, M. Loukal a déclaré que "nous sommes sur la bonne voie par rapport à l'application du financement non conventionnel et ce grâce aux mécanismes monétaires utilisés et adaptés pour faire face à l'actuelle conjoncture économique".

Cette politique monétaire adaptée prévoit des mécanismes d'absorption de la liquidité provenant du financement non conventionnel et de  "stérilisation" de l'excédent de liquidité en évitant son accès au marché et par conséquent, éviter de créer des pressions inflationnistes, outre le mécanisme de réserve obligatoire, a-t-il expliqué.


Ces mécanismes ont permis de maitriser le taux d'inflation passant de 5,4% avant la mise en œuvre du financement non conventionnel à 3,5% actuellement, a-t-il ajouté, affirmant que le Trésor public œuvre à mobiliser des fonds mais sans les dépenser qu'en cas de besoin justifié à savoir dans des domaines bien définis.

A ce propos, le même responsable a indiqué que le mécanisme de financement non conventionnel est utilisé jusque-là pour la couverture des créances des groupes Sonatrach et Sonelgaz, la subvention du Fonds national  d'investissement (FNI) pour contribuer dans certains projets et le financement des logements AADL à l'arrêt, outre la couverture du déficit budgétaire où un montant de 570 mds de DA a été attribué en 2017 et 1.848 mds de DA en 2018.

Dans ce cadre, il a souligné que le solde du Trésor s'est élevé à 1.475 mds de DA à la fin d'octobre, alors que 1.500 mds de DA ont été injectés dans le marché financier pour financer l'économie nationale.

 

Les équilibres financiers difficiles à atteindre avec le prix actuel du pétrole

 

Concernant l'éventuel maintien du financement non conventionnel pour une durée plus longue, le Gouverneur de la BA a rappelé que la loi régissant l'opération a limité la période de son utilisation à 5 ans, soit jusqu'à 2022. Cependant, aucun plafond n'a été fixé, et ce pour "laisser au gouvernement une marge de manoeuvre lui permettant de recourir à ce mode selon les données financières et économiques".

Sur l'évolution de la masse monétaire, M. Loukal a indiqué que la masse monétaire en circulation en dehors des banques était estimé à 30,8%, soit près de 5.000 milliards d'un total de 14.975 milliards (total de la masse monétaire à fin 2017).



Ce chiffre est réparti sur 2.000 milliards thésaurisés par les agents économiques  et les ménages et 3.000 milliards de DA circulant dans le marché parallèle.

Pour drainer ses sommes vers le système bancaire, le gouverneur de la BA a préconisé la mise en place de taux d'intérêts adéquats, la modernisation de la médiation bancaire et l'élargissement des prestations bancaires.

La finance participative peut jouer un rôle important pour drainer l'épargne nationale vers les banques, a ajouté le Gouverneur qui a précisé que la nouvelle règlementation adoptée par le Conseil du crédit et de la monnaie, le 4 novembre dernier sera publiée prochainement dans le journal officiel.

 

Crédits non performants: 12% de prêts impayés pour l'ANSEJ

 

Concernant les crédits impayés, M. Loukal a indiqué que le montant des prêts "non performants" s'élevait à 1.127 mds de dinars à fin 2017, dont 192 mds octroyés au titre de l'ANSEJ, soit 12%, ajoutant qu'"il n'y a pas lieu de s'inquiéter car ces crédits peuvent être couverts".


Lire aussi: Trésor public: possibilité de non recours au financement non conventionnel à partir de 2019

S'agissant du marché parallèle du change, M. Loukal a précisé que "le traitement de ce phénomène est lié au traitement du problème de l'économie parallèle".

 

L'augmentation de l'allocation touristique, pas à l'ordre du jour

 

Par ailleurs, M. Loukal a affirmé que l'augmentation de l'allocation touristique n'était "pas à l'ordre du jour", compte tenu de l'état des réserves de change et du secteur touristique algérien.

Concernant les bureaux de change, il a précisé que les 1.610 agences bancaires assurant ce service (change) étaient capables de couvrir toutes les demandes, rappelant que la BA avaient déjà octroyé des agréments à 46 bureaux de change privés, mais ces derniers avaient suspendu leurs activités pour défaut de rentabilité.


De ce fait, l'octroi de nouveaux agréments n'est pas "à l'ordre du jour", a-t-il souligné.

Au volet billets de banque et pièces de monnaie, M. Loukal a affirmé que "de nouvelles coupures de 1.000 DA et 500 DA et une nouvelle pièce de 100 DA vont être mis prochainement en circulation", assurant que ces nouvelles coupures "seront difficilement falcifiable, car sécurisées".

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